Les troubles du sommeil
Difficultés à s’endormir, réveils qui se répètent chaque nuit, résistance au moment de se coucher… Le sommeil de votre enfant vous préoccupe, et ses répercussions se font sentir sur tout la famille. Bonne nouvelle : ces difficultés se comprennent et se travaillent, à votre rythme.
Ce qui se joue derrière une nuit difficile
Sous l’expression « il.elle ne dort pas » se cachent en fait des réalités très différentes : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes multiples, fin de la nuit dans le lit des parents, réveil matinal trop précoce, siestes trop courtes, ou encore résistance et angoisses au moment du coucher.
Ces difficultés sont extrêmement fréquentes (elles concernent environ un enfant sur trois avant l’âge de 6 ans) et ne relève ni d’un caprice de l’enfant, ni d’une erreur des parents.
Le sommeil de l’enfant n’est pas figé : il se construit progressivement. Les cycles de sommeil s’allongent et se complexifient avec la maturation neurologique, passant d’une cinquantaine de minutes chez le tout-petit à rythme proche de l’adulte vers 6 ans. Les micro-réveils entre deux cycles sont donc tout-à-fait normaux à tout âge. Ce qui se joue, c’est la capacité progressive de l’enfant à se rendormir seul.
Les besoins eux aussi évoluent fortement selon l’âge, d’une quinzaine d’heures de sommeil chez le nouveau-né à une dizaine d’heures à l’adolescence, une période où par ailleurs le rythme biologique se décale naturellement, ce qui explique en partie les difficultés d’endormissement des ados.
Avant de travailler sur la dimension psycho-émotionnelle, il est indispensable d’écarter une cause somatique (troubles digestifs, douleurs, troubles ORL, respiratoires…). Selon l’âge et les signes observés, une orientation vers un pédiatre ou spécialiste peut être proposée en parallèle de l’accompagnement. Une fois ce point vérifié, le sommeil se révèle souvent être une porte d’entrée vers une dimension plus large : le rapport de l’enfant (et souvent aussi du parent) à la sécurité, la séparation et l’apaisement.
Le sommeil de l’enfant est étroitement lié à la qualité du lien d’attachement et à la manière dont ses besoins affectifs sont comblés dans la journée : il se travaille donc en collaboration avec la famille.
Le sommeil ne se commande pas, il se prépare. Le climat de sécurité et d'apaisement construit dans la journée compte souvent autant que ce qui se passe le soir, au moment du coucher.
Mon accompagnement
Mon approche s’appuie sur plusieurs outils, choisis et adaptés selon l’âge de l’enfant/ado, la façon dont le trouble du sommeil se manifeste chez lui, et ce qui lui convient le mieux :
Le travail débute par un premier rendez-vous (anamnèse) approfondi, du côté de l’enfant/ado comme des parents : histoire du sommeil, routines déjà mises en place, rapport de chacun au sommeil, contexte familial… Cette étape permet de mieux comprendre ce qui entretient la difficulté et d’ajuster l’accompagnement en conséquence.
Selon l’âge, le travail avec l’enfant/ado vise à l’aider à développer ses propres ressources d’apaisement et retrouver du plaisir autour du coucher, plutôt qu’une appréhension. En parallèle, un temps est consacré aux parents : ajuster la routine du soir, poser un cadre sécurisant et cohérent…, Et surtout retrouver de la confiance dans leur accompagnement, car c’est souvent cette réassurance retrouvée qui permet à l’enfant de se laisser aller au sommeil.
Premier rendez-vous
C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.
Séances suivantes
Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.
A la maison
Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.
Durée indicative : la durée de l’accompagnement varie d’une famille à l’autre, selon la situation, l’intensité, et depuis quand la problématique est installée. En moyenne, prévoyez 4 à 5 séances. Chez les plus jeunes ou pour les situations plus installées, l’accompagnement peut durer plus longtemps.
