Le syndrome d'Asperger

Votre enfant peine à décoder les sous-entendus, s’accroche à ses habitudes avec une rigueur inhabituelle, se passionne pour un sujet précis au point d’y consacrer toute son attention, ou semble en décalage dans ses relations avec les autres enfants ? Ces particularités évoquent parfois un syndrome d’Asperger, aujourd’hui intégré aux troubles du spectre de l’autisme (TSA).

Le syndrome d'Asperger : de quoi s'agit-il ?

Une terminologie qui a évolué : Ce qu’on appelait le syndrome d’Asperger est un trouble du neurodéveloppement : il apparaît dès la petite enfance et accompagne la personne tout au long de sa vie. Depuis 2015, il est englobé dans la catégorie plus large des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Il correspond à ce qu’on appelle aujourd’hui un TSA de niveau 1, sans déficience intellectuelle associée. Le fonctionnement cérébral et la façon de percevoir le monde y sont différents, mais l’intelligence et le langage restent intacts, voire au-dessus de la moyenne.

Deux grands axes : D’un côté, des difficultés à décoder le langage implicite, les sous-entendus, la gestuelle ou les codes sociaux, qui compliquent la communication et les échanges avec les autres. De l’autre, un besoin marqué de repères stables, de routines et d’intérêts précis, avec souvent une gêne réelle face à l’imprévu ou au changement. Ces deux dimensions s’accompagnent fréquemment d’une sensibilité sensorielle particulière (trop ou trop peu réactive au bruit, à la lumière, au toucher ou aux textures).

Un handicap invisible : Comme le langage et l’intelligence sont préservés, les difficultés restent souvent bien cachées : beaucoup d’enfants et d’ados apprennent très tôt à observer et imiter les autres pour compenser, si bien que leurs difficultés passent parfois inaperçues, y compris pour les adultes qui les entourent.

Chez l’enfant et l’adolescent : on retrouve souvent une difficulté à percevoir les intentions des autres, à se faire des amis, à exprimer ou reconnaître l’empathie. L’enfant/ado peut préférer jouer seul, mal supporter d’être interrompu, avoir une attitude qui semble décalée aux yeux des autres, ou se retrouver ponctuellement dans l’incapacité de parler dans certaines situations, par anxiété.

Ni une conséquence, ni une explication automatique : Le syndrome d’Asperger peut exister seul, ou coexister avec d’autres particularités comme le TDA(H), le haut potentiel ou un TSLA (sans que l’un explique ou entraîne systématiquement l’autre). Chaque situation mérite d’être regardée pour ce qu’elle est.

Le syndrome d'Asperger / TSA se pose comme diagnostic à travers un bilan spécialisé (pédopsychiatre, neuropédiatre, psychologue formé aux TSA). Mon accompagnement vient en complément de ce bilan, jamais à sa place, et je n'accompagne que les situations de syndrome d'Asperger ou d'autisme léger, sans déficience intellectuelle associée.

Mon accompagnement

Le syndrome d’Asperger ne se « soigne » pas : c’est un fonctionnement neurodéveloppemental qui accompagne l’enfant/ado toute sa vie.

On ne consulte donc pas parce qu’on a un syndrome d’Asperger en soit, mais parce que ses effets au quotidien (difficultés dans les interactions sociales, rigidité face à l’imprévu, hypersensibilité sensorielle, sentiment d’isolement ou d’incompréhension) deviennent difficiles à porter pour l’enfant/ado ou son entourage.

Mon approche s’appuie sur plusieurs outils, choisis et adaptés selon l’âge de l’enfant/ado, et la façon dont ses particularités se manifestent, pour l’aider à mieux réguler ses sensations, à apprivoiser l’imprévu et à trouver des repères plus sereins dans son quotidien.

Une part importante du travail consiste aussi à l’aider à s’appuyer sur ce que son fonctionnement peut avoir de solide (sens du détail, logique, honnêteté, intérêts approfondis) plutôt que de ne le vivre qu’à travers l’incompréhension ou le sentiment de décalage. La coordination avec les parents fait partie intégrante de l’accompagnement, et un lien avec l’établissement scolaire peut être utile lorsque la situation le demande. 

Premier rendez-vous

C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.

Séances suivantes

Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.

A la maison

Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.

Durée indicative : à la différence d’une difficulté ponctuelle, le syndrome d’Asperger n’a pas vocation à se « résoudre » en quelques séances (ni à se résoudre tout court !). L’accompagnement s’inscrit généralement dans la durée, au rythme de l’enfant/ado.

Rencontrons-nous

C’est en échangeant que les choses prennent tout leur sens.