Confiance & estime de soi
« Je suis nul », « je n’y arriverai jamais », « les autres sont meilleurs que moi »… Certains enfants et ados doutent d’eux au point que cela freine leurs apprentissages, leurs relations ou simplement leur envie d’essayer.
Ce qui se joue derrière le manque de confiance
Confiance en soi et estime de soi : deux notions proches, mais distinctes : La confiance en soi concerne la capacité que l’enfant se sent capable de mobiliser face à une situation ou une tâche précise : monter à vélo, prendre la parole en classe, réussir un contrôle. Elle peut varier d’un domaine à l’autre : un enfant peut se sentir très confiant en sport et beaucoup moins en mathématiques. L’estime de soi, elle, est plus globale : c’est la valeur que l’enfant s’accorde en tant que personne, indépendamment d’une situation précise. Les deux s’influencent mutuellement : des expériences répétées de manque de confiance dans plusieurs domaines peuvent, à la longue, fragiliser l’estime de soi dans son ensemble.
La confiance en soi n’est pas un trait fixe : c’est une évaluation, souvent implicite, que l’enfant/ado fait de sa propre capacité à faire face à une situation. Elle se construit (ou se fragilise) au fil des expériences, du regard des autres et de la façon dont l’enfant/ado interprète ses réussites et ses échecs. Un enfant/ado qui manque de confiance ne doute pas de tout, de la même façon, tout le temps : le manque de confiance apparaît souvent dans des contextes précis (à l’école, avec les copains, seul face à une nouvelle situation) qu’il est utile d’identifier pour comprendre ce qui se joue vraiment.
Face à un enfant/ado qui se dévalorise, le réflexe naturel des parents est de le rassurer. Ce geste, pourtant bienveillant, peut avoir l’effet inverse de celui recherché : à force d’être rassuré, l’enfant/ado peut inconsciemment en déduire que s’il faut sans cesse le convaincre, c’est bien qu’il y a une raison de douter. La confiance ne se décrète pas de l’extérieur ; elle se reconstruit progressivement, en s’appuyant sur ce que l’enfant/ado vit et ressent réellement, et non sur un discours rassurant plaqué de l’extérieur.
L’erreur occupe une place centrale dans cette dynamique. C’est justement en traversant des difficultés, en se trompant, en recommençant, que l’on progresse (et c’est ce courage-là, oser continuer malgré la peur de ne pas y arriver, qui nourrit une confiance solide et durable). Or notre époque, habituée à l’immédiateté, laisse peu de place à cette patience : reconstruire la confiance en soi demande du temps, et ce temps ne peut pas toujours être accéléré.
Chez certains enfants/ado à haut potentiel, le manque de confiance prend une forme particulière. Leur façon de penser, rapide et associative, devient vite une norme intérieure à laquelle leurs résultats concrets ne correspondent pas toujours, ce qui peut générer découragement ou colère. Le système scolaire, qui valorise un raisonnement plus linéaire, n’est pas toujours en mesure de reconnaître leur façon de parvenir à une réponse : des résultats en deçà de leurs capacités réelles peuvent alors renforcer, à tort, un sentiment d’incompétence.
Le manque de confiance ne se travaille pas dans l'abstrait : il se relie toujours à un contexte précis, à des situations concrètes vécues par l'enfant/ado, sur lesquelles on peut s'appuyer pour avancer.
Mon accompagnement
Mon approche s’appuie sur plusieurs outils, choisis et adaptés selon l’âge de l’enfant/ado, la façon dont le manque de confiance se manifeste chez lui, et ce qui lui convient le mieux :
Le travail commence par identifier précisément dans quels contextes et de quelle façon le manque de confiance s’exprime chez l’enfant, puis par revaloriser ce qu’il vit déjà — ses réussites, ses ressources, sa façon de faire face — plutôt que de le rassurer de l’extérieur. Le corps et le ressenti tiennent une place importante : ce que l’enfant/ado sent, physiquement et émotionnellement, lorsqu’il se sent confiant, est un point d’appui pour retrouver cet état dans les situations qui lui posent problème.
Premier rendez-vous
C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.
Séances suivantes
Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.
A la maison
Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.
Durée indicative : la durée de l’accompagnement varie d’une personne à l’autre, selon la situation, l’intensité, et depuis quand la problématique est installée. En moyenne, prévoyez 4 à 5 séances. Pour les problématiques plus lourdes, l’accompagnement s’inscrit dans la durée.
