Le trauma chez l'enfant et l'ado

Cauchemars qui reviennent, peur soudaine à l’évocation d’un lieu ou d’une situation, sursauts, difficulté à s’endormir les yeux fermés, réaction qui semble disproportionnée par rapport à ce qui s’est passé : votre enfant porte peut-être encore la trace d’un événement difficile.

Ce qui se joue dans le corps et le cerveau

Un trauma n’est pas nécessairement lié à la gravité « objective » d’un événement : c’est la façon dont il a été vécu qui compte (un sentiment de danger, de perte de contrôle ou d’impuissance face à une situation…). Un choc isolé peut suffire, mais un trauma peut aussi naître d’une accumulation d’expériences difficiles répétées dans le temps, qui finissent par dépasser les capacités de l’enfant/ado à y faire face.

Face au danger, le système nerveux réagit de façon automatique, en dehors de toute décision consciente : le corps se met en alerte, prêt à fuir ou à se défendre. Lorsque la situation dépasse ce que l’enfant/ado peut supporter, une autre réaction peut prendre le relais : un état de sidération ou de mise à distance de soi, où l’enfant semble « ailleurs », comme absent, sans que cela relève d’une volonté de sa part.

Dans les semaines qui suivent, ce vécu peut ressurgir sous forme de cauchemars, d’images qui s’imposent, d’une vigilance inquiète face à l’environnement (parfois jusqu’à une difficulté à fermer les yeux ou à lâcher le contrôle visuel de ce qui l’entoure) ou au contraire par l’évitement de tout ce qui rappelle l’événement. Plus l’enfant/ado évite, plus ces situations restent associées au danger : un cercle qui a tendance à s’entretenir de lui-même s’il n’est pas travaillé.

Chez l'enfant, le cortex préfrontal (la zone du cerveau qui permet de réguler ses émotions) est encore immature. Il ne peut donc pas apaiser seul ce qu'il traverse : c'est d'abord par le lien avec un adulte présent et rassurant qu'il retrouve un sentiment de sécurité, avant de pouvoir progressivement s'apaiser par lui-même.

Mon accompagnement

Mon approche s’appuie sur plusieurs outils, choisis et adaptés selon l’âge de l’enfant/ado, la façon dont le trauma se manifeste chez lui, et ce qui lui convient le mieux :

Avant de travailler sur l’événement lui-même, le plus important est de reconstruire un sentiment de sécurité physique et affective. Avec les plus jeunes en particulier, cet apaisement passe d’abord par le lien avec l’adulte, avant de pouvoir se transformer progressivement en ressources que l’enfant/ado saura mobiliser seul.

Le rythme de l’enfant/ado est toujours respecté : on n’aborde jamais l’événement dans le détail avant qu’un lien de confiance solide ne soit installé, et jamais plus vite qu’il n’est prêt à y aller. L’accompagnement des parents fait partie intégrante du travail, car un événement traumatique touche rarement l’enfant/ado seul.

Selon les situations, un suivi complémentaire (médical ou psychologique) est très souvent recommandé en parallèle, notamment lorsque le trauma s’inscrit dans la durée ou s’accumule à d’autres difficultés. 

Premier rendez-vous

C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.

Séances suivantes

Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.

A la maison

Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.

Durée indicative : la durée de l’accompagnement varie beaucoup selon qu’il s’agit d’un événement isolé ou d’une accumulation de difficultés, et selon depuis quand elles sont installées. Le temps nécessaire pour installer un lien de confiance solide, indispensable avant de travailler sur l’événement, fait que l’accompagnement s’inscrit généralement dans la durée.

Rencontrons-nous

C’est en échangeant que les choses prennent tout leur sens.