Le TDA(H)

Votre enfant oublie sans cesse ses affaires, décroche en plein milieu d’une consigne, ne tient pas en place ou s’emporte pour un rien ? Ces difficultés, quand elles se répètent et pèsent sur sa scolarité, sur la vie de famille ou sur l’image qu’il a de lui-même, évoquent parfois un trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité (TDA/TDAH).

Le TDA(H) : de quoi s'agit-il ?

Un trouble, pas une fatalité : Le terme de « trouble » désigne un fonctionnement psychique qui se régule différemment, sans qu’il s’agisse d’une maladie au sens grave du terme. On parle de trouble neurodéveloppemental. Le « déficit » concerne plus précisément l’attention : une difficulté à se concentrer, à se réguler, que les autres enfants/ados du même âge gèrent en général plus facilement et sans y penser.

Plusieurs profils : On distingue généralement un profil plutôt inattentif (l’enfant/ado se disperse, peine à finir une tâche, décroche vite d’un effort de concentration), un profil plutôt hyperactif-impulsif (agitation motrice difficile à contenir, réactions impulsives, colères soudaines) et une forme mixte qui combine les deux. L’hyperactivité, quand elle est présente, s’accompagne presque toujours d’une difficulté attentionnelle sous-jacente.

D’où cela vient-il ? Plusieurs pistes sont explorées en parallèle, sans qu’aucune ne suffise à elle seule à tout expliquer : des hypothèses neurodéveloppementales autour de la régulation de l’attention, mais aussi un regard plus systémique, qui s’intéresse à la façon dont l’enfant/ado traverse son environnement familial et scolaire. Ces pistes ne s’excluent pas : chez un même enfant/ado, plusieurs facteurs peuvent se combiner.

Une expression qui évolue avec l’âge : Les premiers repérages ont souvent lieu autour de 6-8 ans. À l’adolescence, l’agitation motrice visible tend à diminuer, ce qui peut donner l’impression trompeuse que « ça passe ». Alors que les difficultés attentionnelles, elles, se maintiennent souvent, et que l’impulsivité, moins fréquente, peut devenir plus marquée quand elle survient.

Le TDA(H) peut s’accompagner d’autres difficultés associées (troubles du sommeil, tics, troubles des apprentissages…) et pèse souvent sur l’estime de soi : à force d’être rappelé à l’ordre, l’enfant/ado finit parfois par se percevoir uniquement à travers ce qui ne va pas. Il arrive aussi qu’il parvienne à se concentrer intensément sur une activité qui l’intéresse vraiment, ce qui peut surprendre l’entourage habitué à le voir distrait.

Le TDA(H) se pose comme diagnostic à travers un bilan médical et neuropsychologique (pédopsychiatre, neuropédiatre). Mon accompagnement vient en complément de ce diagnostic, jamais à sa place.

Mon accompagnement

Le TDA(H) ne se « guérit » pas : c’est un fonctionnement qui accompagne l’enfant ou l’ado dans la durée, y compris au-delà de l’adolescence. On ne consulte donc pas parce qu’on a un TDA(H) en soit, mais parce que ses effets au quotidien (difficultés à se concentrer, impulsivité, fatigue, tensions à la maison ou à l’école) deviennent difficiles à porter pour l’enfant/ado ou son entourage.

Mon approche s’appuie sur plusieurs outils, choisis et adaptés selon l’âge de l’enfant/ado, et la façon dont le TDA(H) se manifeste chez lui, pour l’aider à mieux réguler son attention, son corps et ses émotions au quotidien.

Une part importante du travail consiste aussi à l’aider à se réapproprier ce que ce fonctionnement peut avoir d’aidant (curiosité, énergie, sensibilité) plutôt que de ne le vivre qu’à travers une accumulation de reproches ou d’échecs. La coordination avec les parents fait partie intégrante de l’accompagnement, car le TDA(H) d’un enfant/ado vient souvent questionner toute la dynamique familiale ; un lien avec l’établissement scolaire peut également être utile lorsque la situation le demande.

Le TDA(H) se prend en charge le plus souvent de façon pluridisciplinaire : mon accompagnement s’inscrit généralement en complément d’autres suivis, selon les besoins de l’enfant/ado (psychologue, orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute…).  Je peux échanger avec ces différents professionnels lorsque cela est utile au suivi. 

Premier rendez-vous

C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.

Séances suivantes

Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.

A la maison

Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.

Durée indicative : à la différence d’une difficulté ponctuelle, le TDA(H) n’a pas vocation à se résoudre en quelques séances (ni à se résoudre tout court !). L’accompagnement s’ajuste dans la durée, avec des périodes plus ou moins rapprochées selon les moments de vie de l’enfant/ado (rentrée scolaire, changement d’établissement, entrée dans l’adolescence…)

Rencontrons-nous

C’est en échangeant que les choses prennent tout leur sens.