Les TSLA (troubles DYS)
Votre enfant travaille beaucoup mais les résultats ne suivent pas ? Il se fatigue vite, perd confiance, ou commence à redouter l’école alors qu’il est loin d’être « paresseux » ? Ces difficultés évoquent parfois un trouble spécifique du langage ou des apprentissages (TSLA), plus connu sous le nom de « troubles dys ».
Les TSLA (troubles DYS) : de quoi s'agit-il ?
Un fonctionnement différent, pas un manque d’effort ou d’intelligence : Les troubles dys, aujourd’hui regroupés sous le terme de troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), sont des troubles du développement qui touchent un enfant/ado par ailleurs intelligent, sans lien avec son intelligence, sans trouble sensoriel, moteur ou psychologique, et sans lien avec la façon dont il a été scolarisé ou élevé. Il s’agit d’un fonctionnement cérébral spécifique, souvent qualifié de « handicap invisible » : rien ne se voit de l’extérieur, alors que l’enfant/ado fournit un effort bien plus important que les autres pour des résultats parfois plus irréguliers.
Plusieurs formes possibles, parfois associées entre elles : Selon la ou les fonctions concernées, on parlera de dyslexie et dysorthographie (lecture, orthographe), de dysphasie (langage oral), de dyspraxie et dysgraphie (gestes, coordination, écriture) ou de dyscalculie (numération, calcul). Un même enfant/ado peut cumuler plusieurs de ces troubles, et ils sont parfois associés à un trouble de l’attention (TDA/H) ou à un haut potentiel intellectuel, sans que l’un explique l’autre : ce sont des fonctionnements distincts qui peuvent coexister.
Un coût invisible au quotidien : Ce qui est automatique chez la plupart des enfants/ados (lire, écrire, compter, organiser un geste) demande à un enfant/ado avec un TSLA un contrôle volontaire permanent. Ce surcoût attentionnel explique la fatigabilité, la lenteur, les oublis fréquents ou les difficultés de concentration observées en cours et à la maison, bien au-delà de la seule matière scolaire concernée.
Un retentissement qui dépasse le scolaire : Faute d’être compris, ce fonctionnement est parfois interprété comme un manque de volonté, ce qui expose l’enfant/ado à des remarques blessantes, au découragement, voire à un évitement progressif de l’école. Le trouble en lui-même est neurologique et durable (on ne le « soigne » pas), mais son retentissement émotionnel, lui, se travaille : perte de confiance, anxiété de performance, image de soi abîmée par l’accumulation d’échecs ou de comparaisons.
Le diagnostic d'un TSLA relève d'un bilan spécialisé (orthophoniste, psychomotricien, neuropsychologue…), jamais d'un accompagnement en cabinet seul. Mon rôle vient en complément de ce bilan et de la prise en charge qui en découle, jamais à sa place.
Mon accompagnement
Les TSLA (troubles DYS) ne se « soignent » pas : c’est un fonctionnement qui accompagne l’enfant/ado dans la durée. La prise en charge du trouble lui-même relève d’un.e orthophoniste (langage, lecture, écriture) ou d’un.e psychomotricien.ne (geste, coordination), selon les difficultés concernées. On ne consulte donc pas chez moi pour le trouble dys en tant que tel, mais pour tout ce qu’il entraîne autour de lui dans le quotidien de l’enfant/ado.
Mon approche se concentre sur la dimension émotionnelle : gestion du stress et de l’anxiété liés aux apprentissages, travail sur la confiance et l’estime de soi souvent mises à mal par les difficultés scolaires, et soutien de la concentration au quotidien. Lorsque le trouble concerne le geste (dyspraxie, dysgraphie), un travail sur le schéma corporel peut également être proposé, en complément du suivi en psychomotricité.
La coordination avec les professionnels déjà impliqués (orthophoniste, psychomotricien, médecin, établissement scolaire) fait partie intégrante de l’accompagnement, afin que chaque intervention reste cohérente avec les autres plutôt que de se superposer.
Premier rendez-vous
C'est avant tout une rencontre : nous prenons le temps de créer le lien de confiance, la base de tout le travail qui va suivre.
Séances suivantes
Le lien continue de se construire séance après séance. Les techniques viennent en soutien, sans être au premier plan.
A la maison
Des outils simples à réutiliser au quotidien, entre les séances.
Durée indicative : à la différence d’une difficulté ponctuelle, un TSLA (trouble DYS) n’a pas vocation à se résoudre en quelques séances (ni à se résoudre tout court !). L’accompagnement s’ajuste dans la durée, avec des périodes plus ou moins rapprochées selon les moments scolaires (rentrée, évaluations, changement de cycle…).
